Géographie 2.0

Analyse d’une semaine de check-in Foursquare à New York et San Francisco

Le Wall Street Journal publie l’analyse d’une semaine de check-in Foursquare à New York et San Francisco (en janvier 2001). On y découvre plusieurs approches et niveaux d’analyses avec des résultats plus ou moins pertinents. On apprend que les lieux les plus « checkés » restent les centres commerciaux (Malls) et les lieux de transit (gare, aéroport), mais que les catégories reines sont la maison, le bureau, les bars et les salles de gym…avec un nombre de check-in plus réduit. À partir de ces résultats, l’enquête tire des types d’usages de la ville, qui correspondent aux profils socio-démographiques des utilisateurs de Foursquare, c’est-à-dire des jeunes socialement très actifs et adeptes des technologies innovantes.

L’enquête aborde aussi les différences hommes/femmes et tente de définir les raisons qui poussent les gens à utiliser Foursquare. Ces dernières se répartiraient entre partager l’expérience d’un lieu, garder une trace des déplacements (une sorte de journal intime de la mobilité) et enfin un trompe l’ennui particulièrement dans les lieux de transit, souvent synonyme d’attente d’un moyen de transport. L’aspect le plus intéressant dans l’optique d’un détournement scientifique de ces données reste bien sûr le côté « journal intime de la mobilité ». On voit à travers cet article qu’il existe un véritable potentiel méthodologique avec les services de géolocalisation personnelle (LBS), qui pourraient être des pistes complémentaires tout à fait intéressantes pour toutes personnes qui travaillent et analysent les comportements spatiaux dans un espace.

Néanmoins pour être plus pertinent il faudrait une période d’analyse plus étendue,  pouvoir comparer des données avec des villes hors des États-Unis et surtout que Foursquare soit utilisé par un panel social plus large et hétérogène.

On vous laisse découvrir en détail l’article, avec son focus sur les différences hommes / femmes et les différentes visualisations dynamiques.

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23 mai 2011 Posted by | Géographie, Neogeography, Réseaux, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Le Globe WebGL

Le laboratoire Chrome Experiments développe une plateforme ouverte pour la visualisation de données géographiques baptisée WebGL Globe. Très esthétique, cette dernière vous invite à copier son code afin de proposer vos propres visualisations de données. Nous n’avons pas testé en profondeur l’outil, il est indéniable que la visualisation des résultats et la navigation sont très soignées, mais il semble que les possibilités soient limitées, pour l’heure les caractéristiques mises en avant sont :

Features:

  • Latitude / longitude data spikes
  • Color gradients, based on data value or type
  • Mouse wheel to zoom
  • More features are under development.

Pour vous faire une idée, le site propose deux visualisations, une de la population mondiale (1990-1995-2000) et une autre du volume de recherche sur Google par langue.

Source : information aesthetics.

9 mai 2011 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Google, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Where 2.0 : vidéo de présentation de Google

Voici la version complète de la présentation de Google lors de la journée d’hier (Where 2.0). On y apprend quelques informations statistiques sur Google Maps et Earth de manière générale : Google Earth a été téléchargé plus de 700 millions de fois, tous les jours nous passons un million d’heures sur Google Maps et Earth, ou encore en 2005, seulement 15% de la population mondiale avait accès à des cartes détaillées de leur lieu de résidence, aujourd’hui ce serait le double.

Suite à cette introduction d’auto satisfaction, on découvre une présentation plus précise de Google Earth Builder.

Source : Google Earth Blog

22 avril 2011 Posted by | Cartographie, Conférence, Géographie, Google, Neogeography, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Google s’initie dans le SIG pro avec Google Earth Builder

Lors de la conférence Where 2.0 qui se déroule en ce moment, Google vient d’annoncer la mise en ligne pour le troisième trimestre de 2011 d’un nouveau service intitulé Google Earth Builder.

Avec ce nouveau service, Google s’initie dans l’univers du SIG professionnel avec toujours le même raisonnement, qui a fait la réputation de ces solutions web cartographiques, c’est à dire à la fois une vulgarisation des manipulations techniques et une puissance réseau hors du commun. Google Earth Builder se propose de stocker et traiter vos données géospatiales, autrement dit Google vous propose de créer des couches d’informations géolocalisées avec vos données, le tout géoréférencé sur des fonds de cartes Google. Bien sûr les arguments phares, pour se distinguer des solutions SIG traditionnelles qui fournissent les mêmes services, s’articulent autour : de la facilité de manipulation, une capacité technique surpuissante et des coûts plus attractifs pour les entreprises.

Nous avons donc créé Google Earth Builder. Ce produit vous permet de télécharger, traiter et stocker des données géospatiales dans notre cloud. Vos employés peuvent utiliser des outils qui leur sont familiers – Google Maps et Google Earth – pour partager et publier des données cartographiques facilement et en toute sécurité. Aucune expertise technique ou formation n’est nécessaire. Les avantages de l’approche 100% web de Google Earth Builder comprennent:

  • Accès à tout moment depuis n’importe quel appareil : consultez vos cartes à partir de n’importe quel ordinateur ou appareil connecté à Internet.
  • Rapidité et évolutivité : traitez vos données géospatiales complexes rapidement et efficacement, sans effort pour gérer les pics de trafic.
  • Réduction des coûts : réduisez considérablement les coûts informatiques et le temps passé à acheter, entretenir et rapiécer les logiciels et serveurs.
  • Innovation constante : actualisez le navigateur pour avoir accès aux dernières fonctionnalités
  • Stockage et récupération : ne vous inquiétez plus pour les limites de stockage et les sauvegardes; les données sont sauvegardées dans de multiples centres de données pour permettre une récupération quasi-instantanée en cas de besoin.

In the enterprise a lot of geospatial data remains trapped on costly servers and inaccessible to those who need it. We’d like to help free that data and bring the same benefits that consumers have enjoyed for years to businesses and government agencies.

So we created Google Earth Builder. It lets you upload, process and store your geospatial data in our cloud. Your employees can use familiar tools – Google Maps and Google Earth – to easily and securely share and publish mapping data. No technical expertise or GIS training is required.

Source : Google Entreprise et programmableweb

21 avril 2011 Posted by | Cartographie, Conférence, Géographie, Neogeography, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Placebook

Issue d’un concourt étudiant de la NACIS, voici une carte interactive relativement complète sur la répartition mondiale des utilisateurs Facebook. Cette carte permet entre autres de connaitre la quantité de comptes par pays, la proportion avec la population totale et enfin la répartition par tranche d’âge (5 en l’occurrence).


placebook: Social Map
by Zdenek Hynek and Martin Pulicar
Masaryk University, Czech Republic

Pour info le concourt récompense en plus d’une carte interactive, une carte narrative qui hasard du calendrier traite de l’accident nucléaire de Tchernobyl !

Source : Information Aesthetics

25 mars 2011 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Réseaux, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Géoportail Russe

Les Russes ont désormais leur propre géoportail, produit par l’agence spatiale fédérale russe. Après quelques secondes de test, je n’ai pas trouvé comment dépasser le niveau de zoom 12, échelle à 2km, il y a pourtant toute une série de couches activables sur le côté, mais en russe ce n’est pas évident.

Pour le tester c’est par ici : http://geoportal.ntsomz.ru/

Source : Sylvain Genevois

20 janvier 2011 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Neogeography, Photo, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

SPATIALITES ET TEMPORALITES DU WEB

Dans 15 jours se tiendra la prochaine journée PraTIC dont je vous laisse découvrir le programme alléchant.

 

4ème cycle annuel des Journées d’étude PraTIC :

SPATIALITES ET TEMPORALITES DU WEB

Le lundi 24 janvier 2011, à Gobelins, l’école de l’image, salle de conférence 318

Accès gratuit sur inscription obligatoire en ligne : http://www.doodle.com/g6y496g4i77gd3ka (150 places disponibles)

(150 places disponibles)

 

PROGRAMME :

 

Matinée

9h-9h15 : Accueil et présentation des attendus

 

9h30-10h10 : Conférence d’ouverture

 

>> Distance informationnelle et proximité algorithmique par Bernhard Rieder, Maître de conférences à l’Université Paris 8, Laboratoire Paragraphe, Département Hypermédia.

Sur le Web, la question de la distance peut être pensée comme la probabilité qu’un internaute arrive sur un site, un contenu particulier, un profil d’utilisateur, etc. Ces distances sont aujourd’hui modulées par de nombreux facteurs, dont la médiation algorithmique qui filtre et hiérarchise les informations, organise et suggère des chemins de navigation.

 

10h10-10h50 >> La cartographie du Web : entre démocratisation et maturité par Mathieu Jacomy, ingénieur-chercheur, Médialab de Sciences Po Paris.

A partir d’analyses et de mises en œuvre réalisées par les étudiants de Sciences Po, la cartographie des controverses scientifiques ou techniques sur le Web a pu être expérimentée. Les outils, méthodes et résultats seront présentés afin de comprendre leurs avantages et limites, en tenant compte des variables qualitatives ou quantitatives. Ces travaux éclairent en retour les singularités des espaces et des temps du Web.

 

10h50-11h10 : Pause

 

11h10-11h50 >> Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques par Mehdi Bourgeois Chargé de recherche, TIC-Migrations, FMSH.

Les changements majeurs intervenus depuis les années 80 concernant les diasporas se sont conjugués à de nouvelles formes de regroupement, d’action et d’occupation sur le Web, nouveau moyen de rassemblement. Le projet « e-Diaspora Atlas » vise à analyser et à visualiser la dynamique des systèmes migratoires et leurs évolutions sur les territoires numériques.

 

11h50-12h30 >> « La ressource Web : dialectique du changement et de la permanence et émergence de nouveaux espaces sur le Web. » par Alexandre Monnin, doctorant en philosophie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, résident à l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation), associé au CNAM et membre de l’O.M.N.S.H.

Les transformations induites par le numérique sont surtout vues sous l’angle documentaire. Pour autant, à la question « Qu’est ce qui existe sur le Web ? », la réponse, du point de vue des standards, n’est ni « des objets », ni « des documents » mais « des ressources ». Cette notion gagne à ce que l’on articule ses dimensions spatiales et temporelles pour bien comprendre l’architecture du Web, ses dynamiques et son archivage.

 

12h30-14h00 : Pause-déjeuner

Après-midi

 

14h-14h40 >> Visions anoptique et temporelle du Web par Olivier Auber, Artiste et chercheur associé à la Chaire « modélisations des imaginaires », Télécom ParisTech, Fondateur du Laboratoire Culturel A+H.

L’intervenant montrera en quoi la conjecture dite des « perspectives anoptiques » permet de penser le rapport entre la structure du réseau et sa pratique en termes de compétences cognitives. Au coeur de ce rapport se trouve l’ « inattendu » qui rythme le temps subjectif émergeant des échanges.

 

14h40-15h20 >> Visualisations interactives de données : nouveaux outils et nouvelles mécaniques cognitives pour raconter le Web par Caroline Goulard, co-fondatrice Dataveyes.

Face au deluge informationnel, les techniques de visualisation de données du Web améliorent notre appréhension de notre univers numérique. Conduisant à inventer de nouvelles grammaires visuelles, interactives et narratives, elles vont irriguer tous les secteurs de l’information : du datajournalisme à l’intelligence économique, en passant par l’art numérique.

 

15h20-15h40 : Pause

 

15h40-16h20 >> Morphodynamique du web : retour sur 6 années d’ingénierie par Guilhem Fouetillou, co-fondateur et directeur technique, Linkfluence.

L’ingénierie appliquée à la modélisation des grands réseaux d’interactions Web et à leurs dynamiques a permis d’expérimenter des concepts et méthodes nourris par les avancées technologiques, tels que les « scale free networks », la structure bipartite du graphe du web, les formes communautaires homophiles ou encore le « Web temps réel ». Ils ont révélé des nouveaux pans de l’implicite des dynamiques du web qui imposent une révision continuelle des théories mobilisées.

 

16H20-17h >> Quelle diffusion sociale de l’actualité sur Twitter ? par Martin Pasquier, directeur des études et chercheur (CIFRE) à la Netscouade, membre de l’équipe de recherche IPRI (Université Paris 3).

La circulation de l’information depuis les sites d’actualités en direction des réseaux sociaux, notamment Twitter, autorise à comparer ces deux espaces aux règles et usages spécifiques. A partir des données récoltées par l’équipe de recherche de l’ANR IPRI, dirigée par Franck Rebillard, nous proposerons une méthodologie d’analyse et les premières pistes de différenciation de ces deux espaces info-communicationnels.

 

17h-17h40 : Conférence de clôture

>> La cybergéographie dynamique : enjeux, défis et perspectives ? par Boris Beaude, docteur en géographie et chercheur au laboratoire Chôros de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

 

17h40-18h : Discussion et bilan de la journée d’étude

10 janvier 2011 Posted by | Cartographie, Conférence, Cyberespace, Géographie, Réseaux, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Les nouvelles « graphies » sont les territoires qui nous permettent d’explorer les nouvelles technologies

Une soirée proposée par les auteurs d’oeuvres d’art numérique de la Scam et animée par Alok Nandi, auteur et réalisateur

Art numérique, Projection, Rencontre | Le jeudi 13 janvier 2011 à 19:30

Les nouvelles « graphies » sont les territoires qui nous permettent d’explorer les nouvelles technologies.
Jusqu’à ces dernières années, la création interactive se déployait dans l’exploration de l’interface (écran) et de la navigation virtuelle.
Elle s’exprime aujourd’hui dans les relations, les inter-relations – à travers les médias sociaux notamment -, et grâce à des dynamiques sociales et des modes de visualisation, autrefois inenvisageables.
La création interactive se cantonne-t-elle dans un genre qu’on appelle « numérique » ? Ou, au contraire, le numérique – omniprésent – remet-il en question de nombreux usages et pratiques artistiques ?
Dans quelle mesure l’évolution des technologies influence-t-elle l’écriture, génère-t-elle de nouvelles écritures, et par conséquent de nouveaux genres ?

Post-Flux Paris propose d’explorer les questions de création interactive liées à la géo-localisation, et plus encore. Des outils permettent de garder la « trace de la place des choses », connectant ainsi les mondes physiques et virtuels : donner les coordonnées géographiques d’un lieu, annoter un objet virtuel de coordonnées GPS…
Ces outils sont ainsi au service de nouvelles inter-relations, impliquant de multiples acteurs. Les questions esthétiques, narratives, éthiques sont bien sûr à l’ordre du jour.

En présence de :
> Milad Doueihi, historien et professeur des universités,
> Albertine Meunier et Julien Levesque, représentants du Collectif Microtruc www.microtruc.net,
> Natacha Roussel, artiste www.experientiae-electricae.org,
> Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin, artistes www.nogovoyages.com,
> Khaldoun Zreik, Labo Paragraphe, Université Paris VIII & CITU

Une soirée animée par Alok Nandi, auteur-réalisateur.

Réservation souhaitée à : veronique.blanchard@scam.fr

 

Source

6 janvier 2011 Posted by | Conférence, Cyberespace, Géographie, Jeux vidéo, Neogeography, Téléphonie mobile, Usages, Web 2.0 | Un commentaire

Tous géographes ! (Cybergeo)

On trouve aujourd’hui sur Cybergeo un billet éditorial qui traite de nos thématiques. Nous n’avons pas spécialement le temps de revenir dessus pour cause de préparation de soutenance, mais le texte de Denise Pumain reprend en 1 page les principales réflexions  soulevées par un cyberespace de plus en plus géographique.

 

1. Ce n’est pas pour nous vanter, mais l’intelligence ambiante déborde toujours plus de géographie. L’environnement s’emplit de capteurs qui localisent à tout va les promesses de production agricole aussi bien que les émissions de polluants. Nos désormais indispensables compagnons de mobilité informent des quantités insoupçonnées de nouveaux prestataires de services de nos moindres déplacements. Trouver un restaurant dans le voisinage, localiser les amis qui circulent, partager les informations qu’ils reçoivent de leur côté, apprendre les horaires des cinémas ou des trains les plus proches deviennent des jeux d’enfants. Des milliers de géographes bénévoles produisent déjà avec leurs GPS des cartographies (presque complètes) de nos réseaux routiers, construisent avec leurs photographies des banques de paysages en 3D, améliorent les prévisions locales de la météo, ou aident à retrouver des objets volontairement égarés au cours de joyeuses parties de cache-tampon. On s’interroge : cette ubiquité de la localisation va-t-elle améliorer nos représentations de l’espace ou bien au contraire réduire nos capacités cognitives en matière de lecture des cartes et d’orientation sur le terrain ?

2. Des géomaticiens proposent d’appeler « néogéographie » ces pratiques et ces usages nés de l’explosion des technologies numériques appliquées à l’information géolocalisée, ou aux données géospatiales. Les redondances dans la construction des termes suggèrent déjà une accumulation, confirmée par l’abondance des expressions proposées en anglais, du « cybermapping » au « where2.0 », en passant par les « locative media » et « webmapping ». Mais la réalité de la science se trouve-t-elle augmentée de ces virtualités nouvelles? D’autres géographes refusent une terminologie qui réduirait par trop l’ambition scientifique de la géographie. Et la généralisation de la « géosurveillance » ou de la « traçabilité » passive posent des problèmes règlementaires et éthiques encore très débattus.

3. Ne négligeons pas cet engouement du public pour la consommation de certains de nos objets favoris, sachons aussi pousser nos étudiants à imaginer les services et les produits utiles qui participeront au développement de leurs métiers. Soyons attentifs à ne pas manquer le rendez-vous historique avec cette technicité, à faire ouvrir des accès à des données parfois trop confisquées par les nouveaux opérateurs. Et continuons à produire les instruments d’analyse qui savent extraire du sens à partir de ces « géographies » nouvellement répandues mais pas toujours assez partagées !

Source : Cybergeo

Denise Pumain, « Tous géographes ! », Cybergeo : European Journal of Geography, Editoriaux, mis en ligne le 01 décembre 2010, modifié le 01 décembre 2010. URL : http://cybergeo.revues.org/index23380.html.

1 décembre 2010 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Neogeography, Web 2.0 | Laisser un commentaire

USAGES GÉOGRAPHIQUES DU CYBERESPACE : Nouvelle appropriation de l’espace et essor d’une « néogéographie »

Chers collègues et amis,

J’ai le plaisir de vous inviter à ma soutenance de thèse le jeudi 9 décembre, à 14 heures, salle Jourda (bâtiment Bred) à l’Université Paul Valéry, Montpellier III, dont le titre est :

« USAGES GÉOGRAPHIQUES DU CYBERESPACE

Nouvelle appropriation de l’espace et essor d’une « néogéographie » »

Vous êtes cordialement invités au traditionnel pot qui suivra la présentation.

RÉSUMÉ EN FRANÇAIS :

Cette recherche propose d’analyser les impacts et les enjeux géographiques d’un cyberespace omni présent. Sous l’impulsion du web 2.0 et celle des globes virtuels (Google Earth, Virtual Earth, World Wind), la production et la diffusion du savoir géographique subissent d’amples transformations. Les espaces virtuels et autres services de géolocalisation (LBS) remplacent peu à peu la carte papier et le guide touristique. Ces usages participent à l’émergence d’un espace complexe où viennent se mêler des usages dans l’espace réel et des usages dans l’espace virtuel. Parallèlement, une production d’intérêt géographique en résulte, hors des milieux qui, jusqu’à ces dernières années, en étaient les initiateurs et les utilisateurs obligés : universités, organismes de recherche, géographes professionnels, Etats, ONG, militaires … Cette thèse éclairera donc le lecteur sur la réalité géographique des (nouveaux) usages du cyberespace, qu’ils soient liés à la production « amateur » de contenus géographiques (néogéographie) ou à la consommation « augmentée » de l’espace géographique.

Mots clés : Cyberespace, Espace, Néogéographie, Cartographie, Espaces virtuels, Géo-données, Web 2.0, Appropriation

RÉSUMÉ EN ANGLAIS

This research proposes to analyze the impacts and challenges of an omnipresent geographical cyberspace. Spurred on by web 2.0 and that of virtual globes (Google Earth, Virtual Earth, World Wind), the production and diffusion of geographical knowledge undergo further transformations. Virtual spaces and other location-based services (LBS) are gradually replacing the paper map and tourist guide. These uses contribute to the emergence of a complex space where uses in real space and uses in the virtual space mingle. Meanwhile, production of geographical interest results outside areas which, until recently, were the initiators and traditional users: universities, research organizations, professional geographers, states, NGOs, military … This thesis will enlighten the reader on the geographical reality of the (new) uses of cyberspace, whether related to the production of « amateur » geographical content (neogeography) or to consumption « augmented » of geographical space.

 

Key-words : Cyberspace, Neogeography, Space, Cartography, Virtual Spaces, Geo-data, Web 2.0, Appropriation

24 novembre 2010 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Google, Neogeography, Réseaux, Téléphonie mobile, Twitter, Usages, Web 2.0 | 3 commentaires