Géographie 2.0

Compte Rendu Open Data La Conférence

Compte rendu  de la journée Open Data la Conférence qui s’est déroulée le 27 septembre au Ministère de l’économie, le tout vu depuis les réseaux sociaux par divers participants.

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28 septembre 2012 Posted by | Conférence, Cyberespace, Open data, Twitter | Laisser un commentaire

USAGES GÉOGRAPHIQUES DU CYBERESPACE : Nouvelle appropriation de l’espace et essor d’une « néogéographie »

Chers collègues et amis,

J’ai le plaisir de vous inviter à ma soutenance de thèse le jeudi 9 décembre, à 14 heures, salle Jourda (bâtiment Bred) à l’Université Paul Valéry, Montpellier III, dont le titre est :

« USAGES GÉOGRAPHIQUES DU CYBERESPACE

Nouvelle appropriation de l’espace et essor d’une « néogéographie » »

Vous êtes cordialement invités au traditionnel pot qui suivra la présentation.

RÉSUMÉ EN FRANÇAIS :

Cette recherche propose d’analyser les impacts et les enjeux géographiques d’un cyberespace omni présent. Sous l’impulsion du web 2.0 et celle des globes virtuels (Google Earth, Virtual Earth, World Wind), la production et la diffusion du savoir géographique subissent d’amples transformations. Les espaces virtuels et autres services de géolocalisation (LBS) remplacent peu à peu la carte papier et le guide touristique. Ces usages participent à l’émergence d’un espace complexe où viennent se mêler des usages dans l’espace réel et des usages dans l’espace virtuel. Parallèlement, une production d’intérêt géographique en résulte, hors des milieux qui, jusqu’à ces dernières années, en étaient les initiateurs et les utilisateurs obligés : universités, organismes de recherche, géographes professionnels, Etats, ONG, militaires … Cette thèse éclairera donc le lecteur sur la réalité géographique des (nouveaux) usages du cyberespace, qu’ils soient liés à la production « amateur » de contenus géographiques (néogéographie) ou à la consommation « augmentée » de l’espace géographique.

Mots clés : Cyberespace, Espace, Néogéographie, Cartographie, Espaces virtuels, Géo-données, Web 2.0, Appropriation

RÉSUMÉ EN ANGLAIS

This research proposes to analyze the impacts and challenges of an omnipresent geographical cyberspace. Spurred on by web 2.0 and that of virtual globes (Google Earth, Virtual Earth, World Wind), the production and diffusion of geographical knowledge undergo further transformations. Virtual spaces and other location-based services (LBS) are gradually replacing the paper map and tourist guide. These uses contribute to the emergence of a complex space where uses in real space and uses in the virtual space mingle. Meanwhile, production of geographical interest results outside areas which, until recently, were the initiators and traditional users: universities, research organizations, professional geographers, states, NGOs, military … This thesis will enlighten the reader on the geographical reality of the (new) uses of cyberspace, whether related to the production of « amateur » geographical content (neogeography) or to consumption « augmented » of geographical space.

 

Key-words : Cyberspace, Neogeography, Space, Cartography, Virtual Spaces, Geo-data, Web 2.0, Appropriation

24 novembre 2010 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Google, Neogeography, Réseaux, Téléphonie mobile, Twitter, Usages, Web 2.0 | 3 commentaires

Cartographie émotive de Twitter

Voici un montage cartographique sur 24 h des émotions négatives ou positives des tweets au Etats-unis. La méthodologie se base sur le système ANEW (Affective Norms for English Words, de l’ University of Florida) qui assigne une valeur positive ou négative aux mots. Sans être irréprochable le résultat est visuellement intérressant et met à jour les différentes pistes de recherche qui optent pour le détournement des données géolocalisées sur le cyberespace.

Source : TNW

26 juillet 2010 Posted by | Cartographie, Cyberespace, Géographie, Neogeography, Réseaux, Twitter, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Where 2.0 le programme

Voici un copier / coller du blog Google Earth Blog qui présente les principales communications de l’édition 2010 du where 2.0 :

Where 2.0 2010 coming in March; Discount for GEB Readers

For the past few years (2009, 2008, 2007, 2006), Frank has attended the Where 2.0 conference. I had the pleasure of attending with him in 2007 and we had a great time. Now that he’s busy sailing around beautiful places like Bonaire, I’ll be taking his place this year.

Where 2.0 happening March 30-April 1, 2010 at the San Jose Marriott in San Jose, California. Where 2.0 brings together the people, projects, and issues building the new technological foundations and creating value in the location industry. Developers, technologists, CTOs, researchers, geographers, academics, business developers, and entrepreneurs come together to debate what’s viable now, and what’s lurking just below the radar. Register before February 9 and save $300. Take an additional 25% off when using discount code: whr10ge

I recently had a chance to speak with Brady Forrest, Program Chair for Where 2.0, to talk about some of what we can expect at this years event.

You can find the full list of speakers on this page, but here are a few that he felt were worth pointing out:

Dennis Crowley from FourSquare, Josh Williams from Gowalla and Jeremy Stoppelman from Yelp will all be there. Many people expect location-based services to explode in 2010, and these three companies are leading the way. Increasingly interesting game mechanics are expected to be developed this year, as turning these services into a more game-like experience will help to draw in more casual users.

• Speaking of Twitter, Elad Gil, Raffi Krikorian and Othman Laraki will be there. Of note is Ryan Sarver, formerly of Skyhook Wireless, who will be speaking on the « Increasing Usefulness of Location Data Geostreams ».

• John Henke of Google will be there. In the past, Google has been known to release some major developments at Where 2.0, such as the release of StreetView in 2007. No word on any big announcements, but it’s always a possibility.

Blaise Agüera y Arcas, the « Architect of Bing Maps » and the creator of Photosynth will be there to discuss user-generated and crowdsourced maps.

Sean Askay, who created the very impressive « Map the Fallen » KML will be discussing his work on that project.

Le programme en détail

Source : Google Earth Blog

9 février 2010 Posted by | Cartographie, Conférence, Cyberespace, Géographie, Google, Neogeography, Réseaux, Téléphonie mobile, Twitter, Usages, Web 2.0 | Laisser un commentaire

Compte rendu : Les usages avancés du téléphone mobile

Cet ouvrage de la revue Réseaux[1], construit selon une compilation de plusieurs articles scientifiques fait la par belle aux usages avancés sur terminaux mobiles. Issue d’un projet collaboratif intitulé « Mobiles en ville »[2], l’ouvrage s’articule en six articles thématiques, deux varias et cinq notes de lecture. Il se veut être un éclairage sur « la dimension sociale et juridique du déploiement de ces services et technologies dans le milieu urbain. », dont la majorité des approches méthodologique s’axe sur des études « ethnographiques à grain très fin et capables de rendre compte d’activités accomplies dans des situations de mobilité. »

Cette approche offre un regard intéressant sur des usages trop peu étudiés pourtant au cœur des évolutions actuelles des technologies et du cyberespace. Leur consommation est en effet de plus en plus monade et trouve dans les terminaux mobiles un support technologique qui multiplie les usages.

Le premier article nous plonge directement dans un sujet primordial. A travers le suivit d’un projet publicitaire les auteurs interrogent plusieurs phénomènes, de la connexion entre un espace et ses usagers à la protection des géo-données en passant par le détournement commercial de ces mêmes géo-données. Sans entrer ici dans les détails, la réflexion sur ce projet qui vise à communiquer[3] du contenu publicitaire additionnel aux usagers du métro parisien, met en lumière le jeu d’acteur autour du déploiement de ces nouveaux services qui lient l’individu à son espace grâce à un téléphone portable. En effet les terminaux mobiles permettent désormais de créer et de partager des données géolocalisées et géolocalisables. Ce partage s’opère soit volontairement soit à l’insu de l’usager. La question est donc de savoir à qui appartiennent ces géo-données et de fait, doit on considérer les informations émises par un terminal mobile comme rattachable à une identité ?  La CNIL[4] réputée compétente dans ce domaine en France et donc consultée dans ce projet finira par statuer. Elle considére que l’adresse physique de l’interface et l’adresse Bluetooth sont des données personnelles et donc assujetties à une réglementation stricte. Au-delà des répercussions économiques pour l’initiateur du projet, ce premier article interpelle le lecteur sur des problématiques qui selon nous sont au centre de nombreux usages innovant du téléphone portable. Car l’accumulation et le détournement de géo-données et de géo-traces dépassent les seules problématiques publicitaires comme le souligne les auteurs : « Derrière la banalité relative du cas des affiches interactives Bluetooth se cache une tension profonde et plus générale entre deux constructions sociales et politiques des espaces publics urbains, exacerbée par explosion actuelle de l’informatique ubiquitaire. »

Par la suite, les articles délaissent cette problématisation conceptuelle pour interroger des comportements concrets liés à certains types de pratiques mobile.

Le premier d’entre eux se penche sur l’écoute de musique sur téléphone mobile. Entre « bulle intimiste » et multi activités, les utilisateurs développent une vigilance accrue pour la mobilité urbaine, s’illustrant par des « coups d’oreille », à l’image du coup d’œil qui analyse l’espace environnant. L’écoute de musique leur permet « de réaliser de pleines expériences urbaines » qui les engagent différemment dans l’espace urbain, on s’éloigne alors de l’image d’isolement que peut renvoyer ce type d’usagers.

L’article qui suit revient également sur le caractère de multi activité. Il s’agit dans ce cas de regarder la télévision sur un téléphone portable (TMP). Cette activité a cela de différent avec la précédente, qu’elle est fortement tributaire de la disponibilité des réseaux. L’auteur dégage par exemple une corrélation d’usage entre la surface et les tunnels, entre ombre et lumière.

La télévision sur mobile est aussi la thématique centrale du quatrième article. L’approche est cette fois plus sociales et interrogent les usages selon les PCS. En effet la télévision mobile est l’une des rares activités sur mobile à se démarquer de l’usager avancé souvent jeune et d’une PCS supérieure. De plus la TMP ne se limite pas à « des usages personnels en situation de mobilité mais comprend aussi des usages collectifs et des usages dans des lieux postés comme le domicile ou le travail ». L’auteur insiste sur un usage plus de nomadisme que de mobilité pure.

Le texte suivant abandonne la télévision mais reste dans une thématique liée à la vidéo. Ce dernier se focalise alors sur la vidéo amateur mobile. Elle se différencie avec la vidéo amateur historique (caméscope) par les intentions d’usages. Alors que la capture vidéo par caméscope signifiait une préparation préalable, la vidéo amateur est nettement plus spontanée et ne répond pas à une intention préalable de filmer. De plus cette capture plus émotive que réfléchit est souvent exécutée dans le but d’être par la suite partagée avec une ou plusieurs personnes : « l’acte de filmer devient un acte de communication centré sur l’émotion ». Il aurait été intéressant, comme le souligne l’auteur, d’élargir cette étude sur l’utilisation des plateformes web de partage de vidéo (YouTube[5], Dailymotion[6]) ou encore sur les pratiques de « journalisme amateur » et sans oublier les pratiques transgressives type « happy slapping ».

Le dernier article explore un usage encore confidentiel des terminaux mobiles à savoir la visiophonie mobile. Dépassant rarement les 2 à 3 % des utilisateurs (sauf Italie), ces usages sont classifiables d’après l’auteur en une typologie selon six points. Ces derniers s’articulant dans des lieux différents comme le domicile (30%) ou le travail (20%) pas nécessairement dans un contexte de mobilité.

Pour conclure nous aimerions revenir sur le coté explorateur de l’ouvrage. En effet à travers leurs choix les auteurs offrent aux lecteurs un regard révélateur du dynamise des usages sur terminaux mobiles. Le téléphone portable devient l’objet ultime qui permet de communiquer avec les autres mais aussi de plus en plus de communiquer avec son espace. Le téléphone mobile, de part sa connexion permanente au cyberespace, devient diffuseur de géo-données qui seront très certainement aux centres des problématiques futures. Enfin, les méthodologies utilisées comme par exemple le recours aux lunettes caméra sont tout à fait intéressantes et peuvent être une source d’inspiration pour d’autres études. Néanmoins il ne faut pas considérer les usages décrits ici comme un panel représentatif des usages mobiles. Nous aurions aimé une étude sur la consommation nomades des réseaux sociaux, sur le micro blogging (Twitter[7]) ou encore sur les applications de réalité augmentées. Notons également que l’aspect vidéo ludique est lui aussi absent, certainement un choix plus qu’un oubli vu la connaissance dans ce domaine de certains des auteurs. Enfin il aurait été tout à fait remarquable qu’un travail se penche sur le détournement méthodologique des téléphones portables. En effet ces terminaux sont d’extraordinaires outils pour le chercheur. Car ils permettent de récolter des géo-données d’une grande précision qui peuvent alors être un formidable complément quantitatif aux approches souvent exclusivement qualitatives.


[1] Licoppe C., Zouinar M., Éditeur scientifique (2009), « Les usages avancés du téléphone mobile », Revue Réseaux, Paris, La découverte, 296 p.

[2] Projet « mobiles en ville » labélisé par le pôle de compétitivité Cap Digital financé par la Région Ile-de-France, et mené conjointement par les chercheurs du laboratoire SENSE d’Orangelabs et du département de science économique et social de Telecom ParisTech.

[3] Par Bluetooth

[4] Commission nationale de l’informatique et des libertés

[5] http://www.youtube.com/

[6] http://www.dailymotion.com/

[7] http://twitter.com/

Résumé / Abstract

Le tournant de la mobilité se caractérise par le fait que nos déplacements ne se limitent pas à aller d’un point à un autre le plus vite possible, mais donnent lieu à des formes d’expériences originales qui tissent de manière différente mobilité, activité et sociabilité (ou communication). C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le développement récent des réseaux mobiles à haut débit et des services mobiles multimédia, dont les usages transforment notre vie de tous les jours.
En effet, une des manières d’enrichir l’expérience de la mobilité et, plus largement, du quotidien consiste à donner accès à des contenus multimédia, sons, images, musiques, films, télévision, information, jeux vidéo, visiophonie, etc, selon des modalités configurées par des enjeux sociaux, économiques, juridiques autant que techniques. Au-delà des hypothèses et des projections souvent optimistes des études marketing, une bonne partie des pratiques culturelles mobiles correspondantes restent encore émergentes et mal connues.
Ce numéro vise à combler cette lacune. Il rassemble plusieurs études originales (et souvent les premières dans leur genre) par leur contenu et les méthodes employées, et qui portent sur les usages avancés des services mobiles multimédia, saisis dans leur rapport aux mobilités et aux environnements auxquels ils sont ajustés. Il concerne donc la manière dont on produit, consulte, visionne, partage des contenus audiovisuels sur des téléphones mobiles, sans négliger la dimension collective trop souvent occultée de ces usages: écoute de musique, consultation/consommation de contenus télévisuels, production et visionnage de vidéo, communication visiophonique. Il montre à quel point la compréhension des usages correspondants nécessite de dépasser les approches classiques sur les médias et leur réception, et d’intégrer une perspective plus écologique : les pratiques et les arbitrages entre différents types de pratiques culturelles sont étroitement articulés à des situations et des ressources présentes dans les environnements socialement construits et qui configurent en amont ces usages. Les différentes contributions cherchent donc à articuler goûts et préférences d’une part, circulations et mobilités de l’autre, en saisissant les usages comme des épreuves situées dans des écologies.

5 janvier 2010 Posted by | Cyberespace, Ouvrage, Photo, Téléphonie mobile, Twitter, Usages, Vidéo, Web 2.0 | Laisser un commentaire