Géographie 2.0

Les espaces virtuels (Appel à contribution)


Peu ou pas de message en ce moment, la faute à la rédaction de la thèse et à la préparation d’une communication pour le colloque de l’UGI à Tel Aviv.

Mais voici quand même un appel à contribution pour le deuxième numéro de Carnets de géographes, tout à fait intéressant.

http://calenda.revues.org/nouvelle17043.html

Au-delà des univers virtuels créés par la puissance de suggestion de la fiction littéraire et cinématographique ou de la technique (jeux vidéos, outils de représentation en trois dimensions), nos usages des techniques numériques prolongent notre espace de vie quotidien dans des univers virtuels. Quelles sont leurs logiques spatiales et sociales, et comment s’articulent-elles avec celles du monde matériel ?

Annonce

Le cyberespace a 26 ans. Depuis qu’en 1984, le romancier William Gibson a popularisé le mot dans son roman Neuromancien, le terme « cyberespace » est passé dans le vocabulaire courant pour désigner l’Internet en général. Mais en l’occurrence, l’influence de la science-fiction va bien au-delà du simple succès d’un mot. Le cyberespace de la science fiction a fourni un puissant imaginaire au monde de la réalité virtuelle et des réseaux. Directement ou indirectement, les récits de William Gibson, de Neal Stephenson, de Bruce Sterling, ou leurs adaptations au cinéma et à la télévision ont façonné notre vision de notre monde saturé d’informatique, orientant nos désirs, façonnant nos craintes, et même inspirant les pratiques des ingénieurs (voir par exemple Flichy 2001, Bailenson et alii 2007, Yoke et Robinson 2008).

Au-delà des univers virtuels créés par la puissance de suggestion de la fiction littéraire et cinématographique ou de la technique (jeux vidéos, outils de représentation en trois dimensions), nos usages des techniques numériques prolongent notre espace de vie quotidien dans des univers virtuels. Quelles sont leurs logiques spatiales et sociales, et comment s’articulent-elles avec celles du monde matériel ?

L’identification sémantique du cyberespace avec Internet suggère une spatialité de l’Internet à laquelle on attribue généralement une valeur métaphorique. Nous proposons dans ce deuxième numéro des Carnets de géographes de prendre au sérieux la métaphore spatiale (comme le fait par exemple Boris Beaude, 2008) en cherchant à caractériser l’espace produit par ce prolongement virtuel qu’est Internet. Peut-on encore porter crédit à l’idée d’une certaine forme d’isotropie propre au village global qu’a cru voir naître MacLuhan avec l’avènement de la télécommunication mondialisée ? Retrouve-t-on dans le cyberespace des formes de hiérarchisation, de concentration, d’agrégation et de ségrégation ? Peut-on y identifier des effets de frontière, des logiques de fragmentations sociales ?

Quelles sont les implications de ce prolongement de l’espace social dans des univers virtuels ? De quelles manières les sciences humaines et sociales se saisissent-elles des espaces virtuels, tant comme objet de recherche que comme terrain à défricher ? Longtemps à la marge, les recherches sur les espaces virtuels ont-elles gagné une place légitime dans le champ universitaire ?

Le deuxième numéro des Carnets de géographes, qui prolonge la journée d’étude « réalité des
espaces virtuels » organisée conjointement par l’EHESS et l’équipe Réseaux, Savoirs et Territoires le 10 juin 2010, invite, dans une approche transdisciplinaire, à dépasser l’opposition entre mondes réels et mondes virtuels en assumant la réalité des espaces virtuels qui occupent une place prépondérante dans notre imaginaire et notre quotidien.

Nous proposons dans ce deuxième numéro des Carnets de géographes de prendre au sérieux la métaphore spatiale du cyberespace en cherchant à caractériser l’espace produit par ce prolongement virtuel qu’est Internet.

  • Peut-on encore porter crédit à l’idée d’une certaine forme d’isotropie propre au village global qu’a cru voir naître MacLuhan avec l’avènement de la télécommunication mondialisée ?
  • Retrouve-t-on dans le cyberespace des formes de hiérarchisation, de concentration, d’agrégation et de ségrégation ? Peut-on y identifier des effets de frontière, des logiques de fragmentations sociales ?
  • Quelles sont les implications de ce prolongement de l’espace social dans des univers virtuels ?
  • De quelles manières les sciences humaines et sociales se saisissent-elles des espaces virtuels, tant comme objet de recherche que comme terrain à défricher
  • 2 juillet 2010 - Posted by | Conférence, Cyberespace, Géographie, Jeux vidéo

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